Concours de Plaidoiries Lannemezan 2025/2026

La Nouvelle République des Pyrénées

Publié le 01/04/2026 à 05:55

Organisée par la Ligue des droits de l’homme de Lannemezan, la finale du concours de plaidoiries a réuni près de 300 élèves des collèges et lycées de la région. Dans une salle du cinéma Le Régent, les élèves allant de la 3ᵉ à la terminale, de quatre établissements du territoire, ont livré des prestations sur des sujets qui leur tenaient à cœur.

Pour cette deuxième édition, l’engagement de la jeunesse a pris tout son sens sous les projecteurs de la grande salle du Régent. L’événement organisé par Yvette Lesage, présidente de la Ligue des droits de l’homme de Lannemezan, a mobilisé 22 classes et plus de 600 élèves depuis le début de l’année scolaire. La nouveauté de cette année : des élèves de 3ᵉ des collèges Gaston-Fébus de Lannemezan et Pierre-Mendès-France de Vic-en-Bigorre ont pu participer au concours.

Un travail de longue haleine

« C’est un concours qui plaît aux jeunes », souligne Yvette Lesage », ils choisissent les thèmes eux-mêmes, ils parlent de choses qui les intéressent, qui les touchent ». Ce travail de réflexion sur l’état des droits humains s’est accompagné d’une véritable préparation oratoire. Les élèves ont pu compter sur l’aide précieuse de Christophe Verzeletti, comédien tarbais. « Je les aide pour qu’ils soient eux-mêmes, à travailler la conviction », explique-t-il, persuadé que parfois « la colère vient de l’absence de mots ».

Des plaidoiries poignantes face à un jury diversifié

Devant un jury pluridisciplinaire réunissant acteurs locaux et avocats, les élèves ont livré des plaidoiries ancrées dans les problématiques de société. Dès la classe de 3ᵉ, Mélyna Routoulp et Elise Castex ont alerté sur l’impact des réseaux sociaux : « Un enfant ne doit pas apprendre à se haïr en regardant son écran ». Sur le thème des violences intrafamiliales, Marie-Lou Allegret-Gallardo (3ᵉ) a rappelé qu’« aucun enfant ne devrait avoir peur des membres de sa propre famille ».

Les lycéens ont poursuivi cet exercice avec la même gravité : les conditions de travail de la « fast fashion » en Asie (Rafael Albacar et Leena Paquis-Stree) et la dénonciation de l’inceste (Mélanie Caruzzi) pour les classes de seconde ; l’inégalité des chances (Méloé Coppe et Joao Sattler) ou le risque des dérives sectaires (Andrew Searby et Mathieu Duprat) chez les premières. Enfin, les terminales ont clôturé les débats en abordant le droit à un environnement sain (Lucie Delannoy-Ferrand), les violences faites aux enfants (Alais Guitard), ou encore la place des femmes, résumée par Adélie Plagnot et Lilly Barcikowsky : « Mêmes mots, mêmes idées, mais pas la même écoute ».

Les lauréats

À l’issue des délibérations, Marie-Lou (3ᵉ), Mélanie (2nde), Méloé et Joao (1ʳᵉ) ainsi qu’Alais (terminale) ont remporté le premier prix de leur catégorie. Une édition qui a tenu ses promesses, d’autres élèves tenteront leur chance l’année prochaine.

Article rédigé par Manolis Guilbaud

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