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Pour un monde de paix, de justice sociale et de droits humains, pour le climat et le désarmement nucléaire.

Texte unitaire des organisations ariégeoises : Mouvement de la Paix, 4ACG, ACAT, ADECR, AFMD, ATTAC, CGT, Couserans-Palestine, EELV, FI, FSU, LDH, NPA, PCF, SNUipp-FSU, Solidaires, UFAL, et de Mme la Députée Taurine, M. le Député Larive et Mme la Conseillère Régionale Wersinger.


Remis en préfecture dans le cadre de l’action nationale le 19.9.2020 :
Pour un monde de paix, de justice sociale et de droits humains, pour le climat et le désarmement nucléaire.

Cette année, la pandémie nous a rappelé avec force que ce qui se passe dans une partie de la planète peut avoir des conséquences partout dans notre monde tourmenté. Plus que jamais, est apparue la nécessité d’affronter ensemble, au sein d’une coopération internationale solidaire, les catastrophes sanitaires, sociales, écologiques, économiques engendrées par ce que Jean Ziegler nomme l’ordre cannibale du monde.

« La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie », a rappelé le secrétaire de l’ONU, António Guterres, en mars 2020, appelant toutes les parties belligérantes à déposer leurs armes et à se concentrer sur la lutte contre cette pandémie mondiale sans précédent.

Mais les dépenses d’armement et les tensions poursuivent leur croissance exponentielle, alors que seulement 5 % des dépenses militaires mondiales pendant 10 ans permettraient selon le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) de résoudre les principaux problèmes de l’humanité (alimentation en eau, faim, analphabétisme, principales maladies…).

En France, le budget dissuasion, issu de nos impôts, coûte 9000 € par minute en 2020, à l’heure où des acteurs du service de santé crient devant l’urgence sanitaire.


Imaginons de telles sommes consacrées à l’hôpital, à l’école, aux services publics, à la culture, indispensables et pourtant sous-financés !
Le plan de relance du gouvernement oublie les services publics et la culture, garants de la cohésion sociale, oublie la nécessaire augmentation des salaires des « 1° de corvée » qui ont servi leurs concitoyens et tenu le pays pendant le confinement, oublie les mesures de lutte contre le réchauffement, oublie la nécessaire mise en sécurité des populations les plus précaires et en premier lieu des réfugié es, oublie que la précarisation des salarié es les rejette dans la misère en particulier en cas de crise . Il poursuit la politique d’aide aux entreprises sans contrepartie sociale ou environnementale, sans remettre en cause nos modes de production polluants et mortifères.

Et les dépenses budgétaires liées aux armes nucléaires vont continuer d’augmenter très largement ces prochaines années pour atteindre la somme de 6 milliards € par an à partir de 2024.
Nos organisations sont indignées que nos impôts, au lieu de servir au bien commun, et en 1° lieu à la santé, financent à cette hauteur une politique de dissuasion, qui consiste à être prêt en permanence à utiliser des moyens de destruction sur des populations civiles et en engageant les États de l’Union européenne à la soutenir.

La guerre mène au chaos et sacrifie les populations civiles, en particulier les femmes, décimées et jetées sans droits et sans papiers sur les routes de l’exil.L’activité militaire provoque 20% de la pollution de la planète et les déchets nucléaires militaires s’accumulent. La France, renouant avec ce qui a longtemps été sa diplomatie, devrait peser pour le règlement pacifique des conflits dans le cadre de l’ONU, sans se laisser détourner de cette mission d’intérêt général par les intérêts particuliers des industriels de l’armement, ou des restes d’impérialisme colonial.

La France doit s’engager résolument dans une politique de paix en signant et ratifiant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté à l’ONU, qui entrera en vigueur une fois que 50 Etats l’auront ratifié. À la date du 6 Août 2020, 84 Etats ont signé et 44 Etats ont ratifié ce traité . Il interdit aux pays de développer, de tester, de produire, de fabriquer, de transférer, de posséder, de stocker, d’utiliser ou de menacer d’utiliser des armes nucléaires ou de permettre le déploiement d’armes nucléaires sur des territoires. Il interdit également d’aider, d’encourager ou d’inciter quiconque à s’engager dans l’une de ces activités. La France, qui possède des armes nucléaires, peut adhérer au traité, à condition qu’elle accepte de les détruire conformément à un plan juridiquement contraignant et assorti d’un calendrier.


En outre, plus de 50 ans après le dernier essai nucléaire français au Sahara, le passé nucléaire de la France ne doit plus rester enfoui dans les sables. Il est temps de déterrer les déchets — provenant des 17 essais nucléaires réalisés entre 1960 et 1966 par la France au Sahara — pour assurer la sécurité sanitaire des générations actuelles et futures, préserver l’environnement et ouvrir une nouvelle ère des relations entre l’Algérie et la France. Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), qui inclut des obligations positives (articles 6 et 7), est une réponse pour faire évoluer cette problématique humanitaire et sanitaire. Sa signature serait donc en cohérence avec le travail mémoriel de « vérité » entre les peuples français et algérien mis en place avec la nomination de personnalités (Benjamin Stora et
Abdelmadjid Chikhi) des deux pays.


Nos organisations ariégeoises : Mouvement de la Paix, 4ACG, ACAT, ADECR, AFMD, ATTAC, CGT, Couserans-Palestine, EELV, FI, FSU, LDH, NPA, PCF, SNUipp-FSU, Solidaires, UFAL, ainsi que Mme la Députée Taurine, M. le Député Larive et Mme la Conseillère Régionale Wersinger, se tiennent au côté de l’ONU contre les tentatives d’utilisation du virus pour promouvoir la discrimination ou la haine.

Convaincues que la paix, la justice sociale et la solidarité sont vitales pour affronter les catastrophes sanitaires, humaines et écologiques présentes et à venir, elles exigent la signature du TIAN et que les sommes colossales consacrées à l’industrie de mort soient réaffectées vers les services publics, la santé, l’éducation, la culture, la préservation de notre patrimoine naturel et historique, la lutte contre le réchauffement, l’accueil digne des réfugié es, la réduction des inégalités… 9000€ par minute : la France a les moyens de contribuer à la construction d’un monde plus hospitalier et vivable !

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