La rue n’est pas la solution pour la protection de l’enfance

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L’assemblée départementale de la Haute-Garonne a voté le 12/04/2016, à l’unanimité, une délibération pour la création de places d’hébergement dans le cadre de la protection de l’enfance à l’horizon 2020. Mais elle ne propose pas de solution immédiate pour répondre à la saturation actuelle des dispositifs et, au contraire, met fin à l’accueil de nombreuses personnes.

Les premiers constats font état de dizaines de mineurs isolés à la rue.

Des bénévoles associatifs, des professionnels, nous alertent sur des situations d’enfants en bas âge à la rue avec leurs parents. Des femmes victimes de violences conjugales se retrouvent sans protection.

Le conseil départemental, chef de file de la protection de l’enfance, répond en créant des listes d’attente et laisse reconduire des mineurs par la police aux frontières, sans étude préalable de leur situation administrative.

La Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France et le Syndicat de la Magistrature s’alarment de cette situation.

La LDH, le SAF et le SM se félicitent que des bénévoles viennent en aide aux personnes en détresse et adressent leur soutien aux professionnels qui refusent d’appliquer des consignes de reconduite à la frontière en dehors de tout cadre juridique.

La LDH, le SAF et le SM condamnent fermement :

  • Cet abandon des êtres humains les plus vulnérables à la réalité de la rue
  • Cet abandon des possibilités d’accès aux droits
  • Cet abandon des principes républicains de protection des personnes en difficulté
  • Cet abandon des valeurs de solidarité

La LDH, le SAF et le SM demandent au conseil départemental des mesures sans délai pour répondre aux urgences sociales et sanitaires, constatées depuis la mise en place de cette délibération.

Communiqué SAF LDH S#E9BD53

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