Le désordre libéral : pas de pitié pour les gueux !

La section Martel-Haut Quercy de la Ligue des Droits de l’Homme

vous invite à assister à la conférence-débat donnée par

Serge Halimi, directeur du Monde Diplomatique,

au palais de la Raymondie de Martel

samedi 14 avril 2012

à 16 heures

Le désordre libéral :

pas de pitié pour les gueux !

De l’Amérique de Reagan à la France de Mitterand, en passant par la Nouvelle-Zélande, les transformations économiques du dernier quart du XXème siècle n’ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 80, les « décideurs » et les média du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c’est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c’est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu’il n’y ait « plus d’alternative ». D’autres interprétations des événements auraient suggéré d’autres remèdes, mobilisé d’autres forces sociales, débouché sur d’autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long travail intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes, d’un bout à l’autre de la Terre.

L’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan a été le vrai signal de la mise en œuvre à l’échelle mondiale de ces doctrines économiques libérales. Les classes dominantes ont ainsi pu durcir leur politique, passer d’un système d’économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance, et se jeter dans la pratique encore plus lucrative d’un capitalisme financier déconnecté des richesses concrètes.

Ces dernières années ont vu une accélération de ces grands chamboulements, au point que l’avenir est devenu totalement imprévisible : la crise des « subprimes », les crises économique, politique et sociale qui en ont résulté et maintenant, avec ou sans « règle d’or », l’imposition par la « troïka » – Commission Européenne, BCE et FMI – de politiques drastiques d’austérité aux « mauvais élèves » de l’Europe.

Que restera-t-il après cet épisode des conquêtes sociales ? La démocratie sera-t-elle sacrifiée sur l’autel du désendettement ? Sommes nous condamnés à subir des « gouvernances » dénuées de toute légitimité élective ?

Jusqu’où s’étirera le grand bond en arrière des « 99 % »?

Cette conférence-débat suivra la réédition 2012 de l’ouvrage de Serge Halimi

« LE GRAND BOND EN ARRIÈRE ».


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